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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 18:00

Article complété en avril 2016.

Chapelle Sainte-Anne à Champfrémont

À 12 km au sud-ouest d’Alençon, au pied des collines et de la forêt de Multonne, entouré par Saint-Pierre-des-Nids, Ravigny et La-Ferrière-Bochard, se trouve le village de Champfrémont. Son origine est sans doute gallo-romaine ou au moins franque : un certain Frémont (Frémundus en latin) avait là un camp retranché. En 1126 la présence des seigneurs de Campo Fremusio est attestée et ils y avaient toujours un camp militaire dont on a retrouvé les traces lors de fouilles réalisées au 19ème siècle. Campo Fremusio devient Champs Fermoux en 1450 puis Champfrémont.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Champfrémont se trouve au pied du mont des Avaloirs, sur le flanc des collines de Multonne dont le nom siginifie : "multiples tonnes". Le massif de Multonne se compose en effet de quatre petits sommets recouverts de forêt. il est donc extrèmement valloné et pour cette raison très apprécié des coureurs de fond.

 

Chapelle Sainte-Anne à Champfrémont

 

 

La chapelle Sainte-Anne de Champfrémont se situe à 1 km au nord du bourg dans le cadre bucolique du site de Sainte-Anne qui comprend également une aire de loisir avec tables de pique-nique, une fontaine, un gîte d’étape, un ancien champ de foire aux bestiaux aménagé, un verger conservatoire et des étangs. Ce site est de plus le départ de plusieurs chemins de randonnée.

Cette charmante chapelle date du milieu du 17ème siècle. Sa construction a été entreprise par l’abbé Étienne Jouy en 1630. Elle appartenait alors à la puissante abbaye bénédictine de Lonlay (dans l’Orne près de Domfront) créée en 1020 par Guillaume 1er Talvas de Bellême dont vous pouvez lire l’histoire en cliquant sur le lien suivant : Deux châteaux, deux familles. Les possessions de cette célèbre abbaye ont toujours été très étendues.

 

074 La Source du Bélier à Sainte-Anne de Champfrémont 

À l’origine de la chapelle Sainte-Anne est également liée une légende, celle de « la Source du Bélier ». Cette source, que l’on appelle plus couramment aujourd’hui « la fontaine Sainte-Anne », se trouve à quelques centaines de mètres à l’arrière de la chapelle et on l’atteint rapidement par un agréable petit chemin creux. La  fontaine est en granit d'Orgères. Le calvaire10 mètres de haut, fait d'une seule pièce de granit, a été offert par le sieur Hémery, bucheron à Champfrémont vers 1885 (à la demande du curé de Champfrémont).

 

Mais voici la légende :

Il faut d’abord vous imaginer ce site autrefois : la chapelle n’existe pas, seulement la lande où les bergers mènent paître leurs moutons. L’un d’eux justement s’étonne du comportement de son plus beau bélier qui chaque jour s’éloigne du troupeau pour s’agenouiller jusqu’au soir dans un endroit isolé. Ce comportement se répète tous les jours et aucun des efforts du berger ne peut détourner l’animal de son lieu de prédilection. Intrigué, et trouvant à cet endroit une herbe particulièrement verte, le brave homme se met à creuser et il aperçoit, enfouie dans la terre, une statue de sainte Anne, la mère de la  Vierge Marie ! À l’instant même où il dégage délicatement la statue du sol une source jaillit à cet endroit ! Quant au bélier il va rejoindre tranquillement le reste du troupeau et se met à paître comme si de rien n’était.

La nouvelle de cet évènement miraculeux se répand bien sûr rapidement et les curieux affluent. On parle même de quelques miracles. La source posséderait des propriétés bienfaisantes pour les yeux… Enthousiasmée la population demande la construction d’une chapelle à cet emplacement. Bientôt les maçons arrivent, les matériaux sont rassemblés et les premières pierres posées. Une chapelle dédiée à sainte Anne commence à l’élever, produit de la ferveur populaire ! Hélas ! Pendant la nuit suivante les murs s’écroulent ! Chacun se remet au travail avec encore plus de ferveur mais rien n’y fait, la chapelle en construction s’effondre à chaque nouvelle tentative. Peut-être sous l'action de lutins, cousins des léprechauns irlandais, amis de tous les animaux de la forêt et toujours prêts à détruire les constructions humaines quand elles empiètent trop sur les milieux naturels et sauvages. En tout cas de nombreuses légendes irlandaises ressemblent étrangement à notre légende de « la Source du Bélier »...

Le maître de la corporation des maçons déclare alors : « Si nous ne pouvons bâtir ici c’est donc que madame sainte Anne veut sa chapelle ailleurs. Demandons-lui par une neuvaine de prières de nous indiquer sa volonté. Puis je jetterai mon marteau et là où il tombera nous bâtirons la chapelle ».

Pendant neuf jours les fidèles prient donc sainte Anne et à la fin des neufs jours tous se rendent en procession dans la lande près de la fontaine. Le maître-maçon lance son marteau en l’air. L’outil s’immobile, comme tenu par une main invisible, puis il traverse l’espace et vient tomber à quelques centaines de mètres de son point de départ. Les travaux reprennent à cet emplacement et cette fois la chapelle Sainte-Anne est édifiée sans aucune difficulté.

 

081 La chapelle Sainte-AnneLors de sa construction en 1630 la chapelle est dédiée à la sainte Trinité, sainte Anne et les saints patrons : Étienne, Thuribe, Aubert, Martin, Julien, Gervais et Protais. Puis, en 1637, le père Jouy consacre les messes du mardi et du jeudi à sainte Anne. Le site devient un lieu de culte et de pèlerinage très fréquenté et même pendant la Révolution française la chapelle ne fut ni vendue ni fermée et des messes y furent régulièrement célébrées.  

La fontaine est aussi un lieu de pèlerinage : des milliers de fidèles s’y rendent chaque année et viennent y puiser l’eau miraculeuse (on lui attribue un pouvoir de guérison pour les maladies des yeux). Le caractère légèrement acide de ses eaux est défavorable au développement des bactéries, elle reste donc particulièrement pure. Elle est très proche de l'eau de la source de la Ferrière-Bochard (qui est à l'origine de l'entreprise La Roxane).

 

Chapelle Sainte-Anne, clocheton hexagonalLa chapelle a la forme classique d’une croix latine avec la façade à l’ouest et  le chœur orienté vers l’est comme dans la majorité des édifices religieux. Elle est surmontée d’un curieux clocheton hexagonal situé à la croisée de la nef et du transept, terminé par une coupole à six pans coupés couverte d’ardoises posées en écaille  (car ce type de pose rappelle les écailles de poisson). Ses voûtes sont en bois et cintrées comme dans de nombreuses églises et chapelles de notre région. Elle possède trois autels du 18ème siècle de style baroque et une statue de sainte Anne en terre cuite polychrome datée du 16ème siècle (en photo ci-dessous à droite) ainsi que trois retables en bois datés de la fondation de l'édifice (un retable est un décor peint ou sculpté que l’on place derrière un autel). Deux d'entre eux sont en photo ci-dessous et on aperçoit le troisième sur la vue générale de l'intérieur de la chapelle ci-dessous à gauche.

 

076-L-interieur-de-la-Chapelle-Sainte-Anne.JPG077-Statue-de-sainte-Anne-en-terre-cuite-polychrome--16eme.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

078-Un-des-retables-dela-chapelle-Sainte-Anne.JPG079-Un-des-retables-de-la-chapelle-Sainte-Anne.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

075 Les différents matériaux de construction de la chapelle

 

 

Les pierres d’angle, intérieures et extérieures sont en grès roussard auquel l’oxyde de fer donne sa couleur rousse. Dans les murs eux-mêmes on trouve du granit de Saint-Pierre-des-Nids et d’Alençon (en particulier autour des fenêtres). Ce dernier se différencie du granit de Saint-Pierre-des-Nids par la présence de mica blanc. On y voit également du grès roussard et du grès armoricain assez grossier (comme celui que l’on trouve dans les pierriers à Saint-Léonard-des-Bois, à la butte Chaumont ou dans toutes les vallées de la région). Ce mélange de matériaux, tous extraits localement, est fréquent dans la construction des maisons de la région et s’explique par des raisons architecturales et financières : le grès armoricain, difficile à tailler, n’est pas utilisable en pierres d’angle contrairement au roussard et une chapelle uniquement en granit aurait coûté plus cher. À l’arrivée cette association de matériaux de différentes couleurs donne tout son charme à la construction.

 

 

Chapelle Sainte-Anne de Champfrémont, carte de 1931

À gauche de la porte d’entrée de la chapelle et accolé à cette dernière se trouve un… poste de police avec sa prison ! Il servait les jours de foires ou de marché où il fallait surveiller et parfois emprisonner voleurs de bétail, fauteurs de troubles ou tout simplement ceux qui avaient trop bu ! Sur les anciennes cartes postales on distingue bien le tuyau du poêle à bois qui chauffait ce poste de police.

 

 

 

Foire aux bestiaux du 26 juillet à Sainte-Anne de Champfrémont

En effet on venait également à Sainte-Anne pour participer aux foires aux bestiaux qui étaient organisées autour de la chapelle. Autrefois les foires et les marchés étaient institués par ordonnances gouvernementales et placées sous le patronage d’un saint ou d’une sainte. À  Champfrémont, en plus du marché du dimanche établi en 1849, quatre foires aux bestiaux et aux chevaux sont instituées au 19ème siècle (mais leur tradition remonterait au Moyen Âge). La foire de la Sainte-Anne, est fixée au 26 juillet par ordonnance du 19 janvier 1820. Par la suite elle aura lieu le dernier samedi de juillet. La foire de la Saint-Thuribe est fixée au 16 avril (puis le deuxième samedi d’avril) depuis 1834. Une troisième foire, le 16  janvier, est établie en 1872 et celle du deuxième mardi de novembre est crée en 1886.

 

Foire aux bestiaux et fête foraine du 26 juillet à Sainte-Anne de ChampfrémontEn 1900 ces quatre foires sont très actives, particulièrement celle de la Sainte-Anne qui dure huit jours et associe foire et pèlerinages religieux rassemblant les habitants des communes voisines. Monsieur Lebreton, instituteur, auteur en 1899 d’une monographie sur Champfrémont mise en ligne par les Archives départementales de la Mayenne écrit : « Sous des tentes ne servant qu’à cette occasion les étrangers vont s’asseoir, se rafraîchir. Rien de si original que cette foule remplissant ces abris garnis d’un mobilier très primitif ». Ces "tentes" sont quatre baraques en bois très sommaires construites à proximité de la chapelle pour abriter les cabaretiers les jours de foire. Une double allée de hêtres mène à la chapelle.

 

Ces foires étaient très réputées (surtout celles d’avril et de juillet, les plus importantes) et on y vendait chevaux, bovins, porcins, ovins et volailles de toutes sortes. Vers 1900 Champfrémont exportait jusqu’en Angleterre et les maquignons de toute la France venaient s’approvisionner à Sainte-Anne. Les paysans de la Mayenne, de l’Orne et de la Sarthe faisaient amener leurs bêtes sur le champ de foire de Sainte-Anne par des « toucheux ». En parler-gallo mayennais un toucheu est un guérisseur mais c’est aussi un bouvier, un conducteur de bêtes (en Ille-et-Vilaine on dit un touchou).

 

Même la Seconde Guerre mondiale ne mit pas fin aux foires de Sainte-Anne. Les Allemands occupaient les baraques en bois mais les foires  continuèrent jusqu’après la guerre. Toutefois un autre problème se posait : après la vente les animaux étaient conduits vers la gare de La Lentillère, à sept kilomètres de là, pour partir en train, or les voleurs de bestiaux profitaient souvent du trajet pour effrayer les bêtes, les disperser dans les bois et en récupérer ainsi. André Hiron qui, comme les autres gamins de Champfrémont, faisait le « toucheux » contre quelques pièces quand il avait 10-12 ans se souvient qu’ils avaient fort à faire ! Dans les années cinquante, pour limiter les risques de vol, les foires de la Saint-Thuribe et de la Sainte-Anne se déplacèrent petit à petit à La Lentillère, sur la commune de Lalacelle, pour être directement sur le lieu d’embarquement. Il n’y avait plus de foires à Sainte-Anne...

 

 

À la fin des années soixante quelques Campoforméniens (ainsi appelle-t-on les habitants de Champfrémont) amoureux de la nature et du patrimoine de leur commune s’émeuvent de la disparition des foires d’antan. Parmi eux André Hiron, Marcel Huzé (surnommé Le Boclo), Denis Duboust et le maire de la commune de Champfrémont Alain Mery de Bellegarde. En 1971 ils décident de relancer la foire de la Saint-Thuribe. Un « Comité des foires de Sainte-Anne de Champfrémont » est créé, présidé par Marcel Huzé. Sur les conseils du père d’André Hiron (prénommé également André) qui était conseiller municipal, Champfrémont n’avait  jamais renoncé au mot « foire » même quand les manifestations organisées n’avaient plus l’ampleur d’autrefois et n’étaient plus que des petits marchés, ils n’ont donc pas à  redemander des autorisations à la préfecture, celles de 1820 et 1934 étant toujours valables.

Comme tout marchand de bestiaux le Boclo est rusé et il a une idée qui va leur permettre de ramener les foires à Champfrémont. Des courriers sont envoyés dans toute la région pour annoncer une foire de la Saint-Thuribe, à Sainte-Anne, le… 14 avril 1971, 069 Foire à l'ancienne du 26 juillet 1973 à Sainte-Anne dc'est-à-dire deux jour avant la date de la foire de Lalacelle. Les amis marchands de bestiaux de Marcel Huzé y viennent avec plaisir. Le méchoui organisé avec l’aide de Gérard Berbérian du moulin de Trotté, et de Marcel et Marguerite Lainé attire également ! Dès la première année c’est un franc succès, d’autant que les conditions ont changé : la gare de La Lentillère ne présente plus le même intérêt pour les marchands de bestiaux qui transportent désormais leurs bêtes par la route et n'ont plus besoin du train. De plus la présence de la nationale 12 est devenue un inconvénient pour la sécurité et tout le monde, à commencer par le préfet, est très content de voir la foire revenir à Sainte-Anne de Champfrémont ! Les années suivantes la foire est également un succès. Celle du 14 avril 1973 voit 1800 bovins amenés à Champfrémont. Le premier méchoui de 1971 est suivi de sept autres et certaines années ce sont jusqu’à 17 moutons qui grillent à Champfrémont.

Deux foires aux bestiaux sont désormais organisées : une à la Saint-Thuribe (avril) pour les bêtes maigres et une à la Sainte-Anne (juillet) pour les bêtes grasses.

 

À la fin de cet article vous trouverez un petit diaporama avec quelques photos de la foire de la Sainte-Anne de 1973 et de celle de 1976 (accompagnée d'une fête des vieux métiers) et un autre présentant quelques photos des foires de la Saint-Thuribe de 1985,1986, 1987 et 1997.

Cette même année notre petit groupe actif et dynamique entreprend la restauration de la chapelle sur la suggestion d’un nouveau venu, monsieur Georges Délande, maçon de Saint-Pierre-des-Nids qui vient de prendre sa retraite et est propriétaire d’une maison située à Sainte-Anne. Il de vient le chef d'équipe sur le chantier. Très vite se pose le problème des autorisations et des subventions et apparait la nécessité d’une association qui puisse prendre en charge ces opérations. Mais un autre problème se pose : la majorité de ce groupe d’amoureux des traditions locales et des vieilles pierres est formée de laïcs et quelques-uns parmi eux sont même réputés communistes, du coup certains comprennent mal qu'ils veuillent restaurer la chapelle. Il faut donc clarifier les choses et bien préciser qu'ils ne veulent pas donner à leur action une couleur religieuse. Leur objectif affirmé sera la défense du patrimoine et de la nature. C’est ainsi qu’est créée le 22 juin 1971 l’association « les Amis de Sainte-Anne de Champfrémont et de Multonne » (du nom de la forêt proche) dont les buts sont « sauvegarder, garder, aménager et reboiser le site de Sainte-Anne et les environs dans le cadre de la protection de la nature ». Elle est présidée par monsieur Méry de Bellegarde puis, à partir de 1978, par André Hiron soutenu par son « compère » de toujours, Marcel Huzé, surnommé « Le Boclo » (sobriquet attrapé sur les bancs de l'école et qui veut dire "le bavard"). Les deux hommes (André, le laborantin et Marcel, le marchand de bestiaux) se complètent admirablement. Près de l'abattoir, une rue de Pré-en-Pail où il a passé son enfance porte le nom de Marcel Huzé, décédé en 2007 et enterré à Champfrémont.

La chapelle est restaurée en 1971-1972. L’enduit qui recouvre les murs de la chapelle est très abîmé, ils le piquettent donc pour faire apparaître les pierres, recreusent les joints et les refont. Georges Délande, Marcel Huzé, André Hiron, son épouse Jeannine et leurs enfants, tous les habitants du village participent aux travaux. Chaque samedi les volontaires se mettent au travail. Les agriculteurs viennent aider à débarrasser les gravats, les femmes participent… « Il fallait piocher partout et tout le monde travaillait » raconte André Hiron. Y compris un jeune américain, réfugié en France pour échapper à la guerre du Vietnam, et qui met lui aussi la main à la pâte ! L'abbé Albert Ernoult, curé de Saint-Pierre-des-Nids, intéressé par cette initiative, leur rend visite chaque week-end et leur apporte régulièrement de quoi se désaltérer. C’est lui qui suggère à l’association de placer un tronc à l’entrée de la chapelle pour recueillir des fonds, indispensables à l’achat des matériaux. Cela sera complété par la vente de cartes de soutien, Jeannine Hiron sillonnant la campagne sur sa mobylette pour en proposer !

 

Le Courrier de la Mayenne en 1971.

Le Courrier de la Mayenne en 1971.

Les volontaires de la rénovation de Sainte-Anne. Ouest-France de l'Orne du 12 avril 1972.

Les volontaires de la rénovation de Sainte-Anne. Ouest-France de l'Orne du 12 avril 1972.

L’intérieur de la chapelle est lui aussi restauré et les vieux enduits enlevés, « nous y avons même trouvé de vieilles piécettes en cuivre cachées dans un mur » raconte André Hiron. La voute est reprise, les autels redressés, le mobilier remis en état, les fenêtres dégagées. Un tableau représentant Sainte-Anne est confié à un atelier de Paris pour restauration.

Tout cela représente plus de mille-cinq-cents heures de travail bénévole.

La municipalité de Champfrémont qui avait déjà entrepris des travaux sur la toiture participe à cette rénovation en prenant en charge leur achèvement.

Pour mettre en valeur les abords de la chapelle cinquante hêtres et vingt-cinq érables-sycomores sont plantés sur le chemin de la fontaine ainsi que plus de cinq-cents arbustes, et des aménagements sont installés (tables de pique-nique, poubelles, terrain de boule Lyonnaise…).

À l'arrière de l'église, les amis de Sainte-Anne agrandissent l'ancienne sacristie pour en faire un gite d'étape ouvert en 1983. André Hiron pousse la commune (déjà propriétaire du terrain) à racheter les "baraques" qui servaient autrefois les jours de foire et qu'on appelle allors toujours les "tentes". Deux d'entre elles sont restaurées, aménagées pour recevoir des groupes, des repas, des expositions. Elles sont baptisées Multonne (du nom de la forêt) et Campot (du nom des habitants de Champfrémont : les Campoforméniens).

Les foires de la Saint-Thuribe en avril (celle des bêtes maigres) et de la Sainte-Anne (des bêtes grasses) en juillet prennent de l'ampleur. En 1976 la foire de la Sainte-Anne se double d’une fête des vieux métiers. En 1977, mille-cinq-cents bêtes sont exposées et les acheteurs viennent de loin : Pas-de-Calais, Somme, Manche... L’association des « Amis de Sainte-Anne » organise les premières journées mycologiques en 1974 (avec le soutien d'Alain Méry de Bellegarde, maire de la commune, président de l'association et propriétaire de la plus grande partie des forêts entourant Champfrémont dont il autorise l'accès à cette occasion).

 

Parallèlement, en 1977, l'association des Amis de Sainte-Anne aménage le champ de foire et  crée trois sentiers pédestres régulièrement entretenus par l'association : le circuit des Avaloirs (13 km dont 5 en forêt et 8 dans le bocage), le sentier de Multonne (7 km dont 3,5 en forêt et 2,5 dans le bocage) et le sentier de Courtemiche (6 km dont 3,5 en forêt et 2,5 dans le bocage). Le sentier éducatif de Courtemiche est inauguré en 1985 et un verger conservatoire communal  est créé en 1994-1995 avec le Parc Normandie-Maine (regroupant 80 variétés de pommes et poires anciennes).

 

Cette même année 1994 voit l'organisation de la première exposition botanique en même temps que les journées mycologiques et en remplacement de l'exposition pomologique qui avait lieu depuis vingt ans. Denis Duboust, passionné de plantes sauvages, joue un rôle important dans cette organisation avec Maurice Gérard de Mayenne Nature Environnement. Les journées mycologiques deviennent "les journées mycologiques et botaniques de Champfrémont".

Bien sûr nous ne sommes plus en 1900 quand Champfrémont exportait « 40 paires de bœufs et 200 porcs par an » comme le raconte alors monsieur Lebreton. Le nombre de marchands de bestiaux diminue et il faut varier l’animation des foires.

 

Dans les années quatre-vingt nait l’idée d’organiser une course à pied le lendemain de la foire de la Saint-Thuribe. « L’association sportive de Multonne » voit le jour sous la présidence de monsieur Claude Le Blanc et organise sa première course ouverte à tous les clubs de la région le dimanche 13 avril 1986, le lendemain de la foire.

 

Ci-contre l'affiche de la Saint-Thuribe 1986 avec l'annonce de la première course pédestre de Multonne.

 

Vous pouvez voir notre page sur ce sujet en cliquant sur : Course de Multonne.

Photo publiée dans le Courrier de la Mayenne du 26 avril 2017.

Photo publiée dans le Courrier de la Mayenne du 26 avril 2017.

Toujours dans les années quatre-vingt, l’association souhaite également organiser des concours de produits cidricoles (poirés et cidres) lors de la foire de la Saint-Thuribe. Le premier a lieu en 1983.

Ces trois photos ont été prises à l'occasion du quatrième concours qui a eu lieu le 12 avril 1986 dans les gites de Sainte-Anne.

La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont

Pour prendre en charge ces concours une Confrérie est créée le 23 mars 1987 : « La Confrérie de l’Ordre des Fins Goustiers du Pays de Pail », adhérant au « Comité des foires de Sainte-Anne de Champfrémont » dont Marcel Huzé est le président. Monsieur Hiron en devient le Grand Maistre.

Notre Confrérie actuelle est l’héritière de cette Confrérie comme vous pouvez le lire en cliquant sur lien suivant : Histoire de la Confrérie.

À la fin de cet article vous trouverez  des liens vers d'autres pages concernant ce concours de produits cidricoles.

La photo ci-dessous représentant le parc à bestiaux un jour de foire provient d'un excellent article de Claude Hubert dans la revue Maine-découverte n°9 de juin-juillet 1996 sur Sainte-Anne de Champfrémont et les Avaloirs.

La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont

Il est en effet devenu nécessaire de varier les centres d'intérêt car dès la fin des années quatre-vingt-dix il y a de moins en moins de bêtes, les normes vétérinaires et de sécurité sont de plus en plus draconiennes et le nombre d’agriculteurs locaux acceptant d’amener leurs bêtes à Sainte-Anne diminue.

Article de Ouest-France du 31 juillet 1990.

Article de Ouest-France du 31 juillet 1990.

La foire de 1997 regroupe encore une centaine de bêtes à cornes et est l'occasion d'un important concours de produits cidricoles avec vingt-sept candidats du Finistère, du Maine-et-Loire, du Calvados et bien sûr de notre région. À cette occasion le verger conservatoire est inauguré par le président du Parc Régional Normandie-Maine, monsieur Hubert d'Andigné, en présence du maire de la commune, monsieur Alain Mery de Bellegarde, et de nombreuses autres personnalités. Après la remise des récompenses aux vainqueurs du concours de produits cidricoles la médaille de bronze nationale du tourisme est remise à André Hiron.

Photos parues dans l'Orne Hebdo du 17 avril 1997 : les dégustateurs (membres de la Confrérie des Fins Goustiers et particuliers) au travail dans l'un des gîtes de Sainte-Anne et en-dessous le foirail de Sainte-Anne lors de la Saint-Thuribe 1997.

La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont

Une des dernières foires de cette décennie sera une foire aux ânes mais bientôt il n’y a plus de véritable foire aux bestiaux à Sainte-Anne, ni en avril ni en juillet. En 2000 la Saint-Thuribe accueille encore une foire aux équidés et aux bestiaux, mais le temps où un seul éleveur vendait une centaine de bêtes est totalement révolu et cette foire sera la dernière. Toutefois, porteur de tout un passé et de toute une tradition, le mot « foire » est conservé, même s'il n'y a plus de vente de bestiaux. Et l'aménagement du champ de foire permet désormais l'accueil du comice agricole.

 

Aujourd’hui la course de Multonne organisée par l'AS Champfrémont se déroule toujours début mai rassemblant environ 400 coureurs venus des trois département de la Mayenne, de la Sarthe et de l'Orne dont 130 à 140 jeunes (à partir de 7 ans) pour différentes courses (allant de 700 m à 10 km). Fin juillet la foire de la Sainte-Anne est une fête communale de deux jours avec vide-grenier et fête foraine. Les journées mycologiques ont toujours lieu tous les ans le deuxième week-end d’octobre. Et la Confrérie des Fins Goustiers du Haut-Maine et Pail organise chaque année un concours de produits cidricole au printemps perpétuant ainsi la tradition initiée en 1983.

 

En 2016 la municipalité de Champfrémont décide de redémarrer la Saint-Thuribe avec l'intention de reconduire chaque année cette ancienne fête en la modernisant. Une première édition axée autour du cheval est organisée le 17 avril 2016 qui est également la journée nationale de l'attelage de loisir. Au programme : des randonnées pédestres, des démonstrations de débardage, maniabilité, tressage... avec les chevaux, des promenades en voiture à cheval,  l'ouverture de la pêche sur les étangs de Sainte-Anne, un repas et un concert dans la chapelle. Monsieur Louis Mery de Bellegarde obtient la venue du  Haras du Pin et de monsieur Tanneguy de Sainte-Marie, leur régisseur (dont les explications pleines de clarté ont enchanté les spectateurs des démonstration équestres).

Un attelage de chevaux de trait Cobs Normands devant la chapelle Sainte-Anne le 17 avril 2016 lors de la fête dela Saint-Thuribe.

Un attelage de chevaux de trait Cobs Normands devant la chapelle Sainte-Anne le 17 avril 2016 lors de la fête dela Saint-Thuribe.

Sur le diaporama suivant vous verrez quelques photos de la fête de la Saint-Thuribe 2016 et d'autres de la démontration d'épreuve de maniabilité proposée par le Haras du Pin, l'association Mayenne attelage et l'association départementale de l'attelage de l'Orne. Les deux chevaux de selle présentés sont un Percheron et un Arabe. Les chevaux de trait bais (marron à queue noire) sont des Cobs Normands, les petits chevaux noirs sont des Mérens de l'Arriège, les grands chevaux gris sont des Percherons diligenciers et les  chevaux gris plus petits sont également des Percherons appartenant à des éleveurs de la région (ils semblent blancs mais les standards français pour les percherons ne connaissent que deux couleurs : le noir et le gris).

Vous pouvez laisser défiler les photos ou les faire passer manuellement grâce aux flèches à droite et à gauche.

Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
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Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.
Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.

Fête de la Saint-Thuribe 2016, les chevaux, démonstration de maniabilité et de ferrage.

Le petit diaporama ci-dessous vous présente d'anciennes cartes postales de la chapelle Sainte-Anne. La photo sur la première d'entre elles a été prise par le photographe L. Martin pour l'exposition d'Alençon en 1898. Les autres sont timbrées du tout début du 20ème siècle (1904, 1906, 1911, 1926, 1923) et la plus récente de 1931. Elles proviennent de la collection particulière de monsieur André Hiron, Grand Maistre d'honneur de notre Confrérie et ancien conseiller municipal de Champfrémont.

Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).
Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).

Cartes postales anciennes de la chapelle Sainte-Anne de Champfrémont (de 1898 à 1931).

Le petit diaporama suivant vous présente quelques photos prises lors des foires de la Sainte-Anne en 1973 et 1976. Cette année-là avait également été organisée une fête des vieux métiers.

Les foires à l'ancienne organisée en 1973 et 1976 à Sainte-Anne de Champfrémont
Les foires à l'ancienne organisée en 1973 et 1976 à Sainte-Anne de Champfrémont
Les foires à l'ancienne organisée en 1973 et 1976 à Sainte-Anne de Champfrémont
Les foires à l'ancienne organisée en 1973 et 1976 à Sainte-Anne de Champfrémont
Les foires à l'ancienne organisée en 1973 et 1976 à Sainte-Anne de Champfrémont
Les foires à l'ancienne organisée en 1973 et 1976 à Sainte-Anne de Champfrémont
Les foires à l'ancienne organisée en 1973 et 1976 à Sainte-Anne de Champfrémont
Les foires à l'ancienne organisée en 1973 et 1976 à Sainte-Anne de Champfrémont
Les foires à l'ancienne organisée en 1973 et 1976 à Sainte-Anne de Champfrémont

Les foires à l'ancienne organisée en 1973 et 1976 à Sainte-Anne de Champfrémont

Le petit diaporama suivant vous présente des photos prises lors des foires de la Saint-Thuribe de 1985 où les Gais Lurons de Sainte-Jammes-sur-Sarthe avaient été invités, 1986 où le premier concours de produits cidricoles et la première course de Multonne ont eu lieu, 1987 où la Confrérie de la Tripière Fertoise était venue et 1997 où le verger conservatoire a été inauguré et où la Confrérie de la Bolée de Concise (de Saint-Berthevin) était présente.

Foires de la Saint-Thuribe 1985,1986,1987 et 1997.
Foires de la Saint-Thuribe 1985,1986,1987 et 1997.
Foires de la Saint-Thuribe 1985,1986,1987 et 1997.
Foires de la Saint-Thuribe 1985,1986,1987 et 1997.
Foires de la Saint-Thuribe 1985,1986,1987 et 1997.
Foires de la Saint-Thuribe 1985,1986,1987 et 1997.
Foires de la Saint-Thuribe 1985,1986,1987 et 1997.
Foires de la Saint-Thuribe 1985,1986,1987 et 1997.
Foires de la Saint-Thuribe 1985,1986,1987 et 1997.

Foires de la Saint-Thuribe 1985,1986,1987 et 1997.

Le diaporama suivant vous présente des photos du site de Sainte-Anne de Champfrémont (chapelle, foirail, source) à différentes saisons et du verger conservatoire.

La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont
La chapelle et les foires de Sainte-Anne de Champfrémont

Merci à André Hiron, président de l’association des Amis de Sainte-Anne et Grand Maistre d’Honneur de la Confrérie des Fins Goustiers du Haut-Maine et Pail pour l’aide précieuse qu’il a apporté à la rédaction de cet article.

 

Le 23 décembre 2015 André Hiron  nous a quitté et a rejoint son épouse Jeannine et son ami Marcel Huzé au cimetière de Champfrémont. Pour en savoir plus sur cet homme chaleureux qui a tant fait pour son village et notre région cliquez sur le lien suivant : Hommage à André Hiron

 

Pour des informations sur les concours cidricoles organisés chaque année par la confrérie des Fins Goustiers du Haut-Maine et Pail cliquez sur le lien suivant : Concours de produits cidricoles

 

À la toute fin du 19ème siècle des instituteurs de la Mayenne rédigèrent quelques centaines de monographies consacrées aux différentes communes du département. Cet ouvrage collectif fut présenté à l'Exposition Universelle de 1900. Les Archives départementales de la Mayenne ont mis ces monographies en ligne.

Elles sont accessibles en cliquant sur le lien suivant : Archives départementales de la Mayenne, monographies en ligne.                                        

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La presse parle de la foire de la Saint-Thuribe :

L'Orne Hebdo du 12 avril 2016.

L'Orne Hebdo du 12 avril 2016.

Ouest-France du 14 avril 2016.

Ouest-France du 14 avril 2016.

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Régulièrement nous rendons visite à des producteurs (cidricoles mais pas uniquement) ou à des artisans de notre région.

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Vous voulez des informations sur la fabrication du cidre, sur la pomme et son origine, sur le pommé (un produit à base de cidre et de pommes anciennement fabriqué dans notre région), sur le vinaigre, sur les instruments de mesure en rapport avec le cidre ou la goutte, sur les fêtes autour des produits cidricoles...

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