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Remarque : Vous pouvez accéder directement à notre lexique de parler-gallo mayennais en cliquant sur le lien suivant : lexique.

 

Le "patois" est le nom que l’on donne à un parler local, avec parfois (et même souvent !) une connotation péjorative car on croit en général qu’il s’agit là d’une déformation du français. Or ce n’est pas du tout le cas !

 

Un peu d'histoire :

Nos ancêtres les gaulois parlaient une langue d’origine celtique qu’ils n’écrivaient pas. La conquête romaine au premier siècle de notre ère, puis l’installation de garnisons romaines en Gaule, introduisirent le latin populaire qui est une langue romane. Au fil du temps s'est créé un mélange entre ce latin, dont la prononciation était de plus en plus déformée, et les dialectes parlés en Gaule, qui se transformèrent petit à petit au contact du latin. Cela donna naissance vers le VIIème au gallo-romain, c'est à dire aux différentes langues romanes.

 

Le "patois" ou parler-gallo mayennais est donc une langue romane comprenant une base latine et des mots qui viennent des dialectes ou des langues celtes qui étaient parlées en Gaule. Il en est de même pour toutes les autres langues romanes appelées à tort "patois" : le normand, le lorrain, le berrichon, l’angevin, l'occitan, le picard… ou le francien, ancêtre direct du français, qui était parlé en Ile-de-France (mais pas pour le basque ou le breton qui ont une autre  histoire).

 

On appelle aussi le parler-gallo de notre région, le mainiot, terme qui est aussi le nom des habitants du Maine (Mayenne et Sarthe). Les bretons gallèsants de l'Est de la Bretagne ou Haute-Bretagne, l'écrivent "megnaod" (prononciation [mainiaw]).

 

Encore un peu d'histoire :

Les rois Carolingiens habitaient la Picardie et parlaient donc le picard. À la fin du 10ème siècle, quand Hugues Capet devient roi des Francs et fonde la dynastie capétienne, il installe sa capitale à Paris et cherche à unifier le pays. Le dialecte francien, devenu plus tard le français, se diffuse et supplante petit à petit les autres dialectes, surtout à partir du règne de François Ier qui, en 1539, rend obligatoire la tenue en français des registres d’état-civil et de tous les actes administratifs. Le français devient la langue nationale, la langue écrite, qui se propage surtout dans les villes, tandis que les dialectes provinciaux, langues uniquement parlées, deviennent les "patois" populaires des campagnes, de plus en plus interdits d'emploi surtout par l'école, et se divisent en de multiples parlers locaux.

Mais cela ne se fait pas en un jour... Jusqu'au 19ème siècle a persisté en France une hiérarchie sociale forte qui se manifestait au niveau du langage : les classes populaires parlaient breton, gallo, auvergnat, picard... L'élite parlait français. Ce n'est qu'au 19ème et 20ème siècle que le français s'impose partout. Les personnes nées dans les années cinquante racontent presque toutes la même histoire : leurs arrière-grands-parents parlaient uniquement le breton, l'auvergnat, le gallo, etc. Leurs grand-parents le parlaient, mais parlaient aussi français. Leurs parents le comprenaient, mais ne le parlaient plus. Et dans nos campagne, dans les années cinquante, les petits paysans qui parlaient encore le mainiot se faisaient reprendre par les instituteurs et leurs camarades se moquaient d'eux. Ainsi les locuteurs de ces langues disparaissent-ils... Et avec eux toute une richesse, un trésor linguistique, tout un patrimoine, des langues imagées, chantantes, des termes qui n'ont parfois pas leur équivalent en français.

Il est donc important de continuer à les parler et de les préserver, car chaque locuteur qui décède emporte avec lui tout un vocabulaire. Que ceux qui parlent encore le gallo-mainiot cessent d'en avoir honte et n'hésitent plus à l'employer couramment à l'instar de beaucoup de nos amis Gallos de Bretagne !

Les gallos :

Le gallo comporte trois grandes branches : le gallo-normand où on retrouve une influence viking, le gallo-breton influencé par le breton et le gallo-mainiot. Ces trois gallos sont proches les uns des autres et ont de nombreux mots et de nombreuses expressions en commun. Leurs locuteurs se comprennent sans problème.

Notez toutefoisque tous ces gallos diffèrent d’un lieu à l’autre. Le parler-gallo du Nord de la Mayenne n’est pas tout à fait celui du Sud, et dans la Sarthe l'accente est un peu différent (avec des [r] beaucoup plus roulés) et il peut y avoir des nuances entre deux régions même proches.

Voici quelques exemples de mots et de nuances selon les endroits

  • Eun cutiao  (un couteau) se dit par endroit un cuté. Ou un cuté, des cutiaos (coutiaw).
  • A tu seu ?  (est-ce que tu as soif ?) peut se prononcer aussi a tu sâ ? Ou as-tu soaif ?
  • Vieu tu bère un p’tit cou peut aussi se dire vieu tu baye un cou.
  •  La boîte à laver, où s’agenouillent les lavandières, s’appelle casseau dans le Nord de la Mayenne et carrosse dans le Sud et l'Ouest du département (comme en parler-gallo breton).
  • Un aco ou un acota est une perche soutenant une branche chargée de fruits. Ce mot vient du vieux français accôt. Mais dans le Sud de la Mayenne on parle de guignette.
  • Le tonneau est souvent appelé la toune dans l'Ouest de la France mais plus fréquemment la pipe dans le Nord-est mayennais : viens donc bère un cou d'cit au cu d’la pipe.
  • Les digitales (ces grandes fleurs roses de plus de 1m de haut fréquentes le long des chemin — et par ailleurs toxiques) sont appelées des pentecôtes, des petous ou des potas en parler-gallo du Nord du Maine (car on peut en faire péter la corolle en en comprimant le tube), mais dans le Sud de la Mayenne on les appelle des pétards ou des pétariaux (pour les mêmes raisons) et en Ile-et-Vilaine on parle de nunus ou de cotiâ.

Quelques exemples de la persistance du latin dans les expressions de patois mayennais :

  • Annui ou anhui, qui veut dire aujourd’hui, vient directement du latin in hodie. On dit aussi fréquemment dans notre région au jour d'annui ou asteure pour dire aujourd’hui.
  • Le latin quaerere, signifiant chercher a donné le français quérir, mot qui n’est plus guère employé aujourd’hui. Il se retrouve dans l’expression mayennaise qu’rir ou qu’ri : va qu’ri l’cit (va chercher le cidre), ou va don nous qu’rir à bère (va donc nous chercher à boire).
  • Suile en latin veut dire porcherie. En parler-gallo on dit la soue à cochon.
  • Lorsque les confitures faites maison ont un peu de moisissure sur le dessus on dit en patois qu’elles ont du chani, mot qui vient du latin canutus qui veut dire blanc et à donné en français l’adjectif chenu pour parler d’un vieil homme aux cheveux blancs.
  • En patois mayennais on appelle un moineau une passe ou une pesse or le nom latin du moineau domestique, employé  par les ornithologues, est... passer domesticus. Quant à l'accenteur mouchet qui lui ressemble on l'appelle dans le Nord de la  Mayenne la passe forestière (et la pèsse des hâ -des haies- dans l'Ouest de la Mayenne et en lle-et-Vilaine)
  • Avoir du deu ou bin du deu : avoir du mal (ou bien du mal) à faire quelque chose ou avec quelqu'un, vient du latin dolere qui veut dire souffrir. Au Moyen Âge on disait duel ou dueil. Le latin tela a donné toile en français, le e évoluant vers le son oi. En parler-gallo du Maine le e a persisté et tela a donné tèlle qui se retrouve dans les patronymes Tellier ou Letellier (à l’origine le fabricant de toiles).       
    • Le latin fuga (fuite) a donné le mot fuie qui désigne un pigeonnier.  

Un peu de toponymie :

  • Une noë (qui se prononce le plus souvent nô, avec un o allongé mais parfois également noé) désigne un lieu humide ou marécageux. Ce mot se retrouve dans de nombreux noms de lieu ou patronymes : Lanoë, Delanos, Noyal, Noyant, Bel Noë, Neuville (déformation de Noëville)… Ce mot, que l’on retrouve dans toute la France, vient du vieux français noa qui est lui-même d’origine grecque et non pas latine.
  • Un autre mot de même signification est pail. Lui vient du latin palus, le marais, et se retrouve dans beaucoup de nom de lieux de notre région (Pré-en-Pail, Saint-Cyr-en-Pail…)

Et maintenant eune p'tite histouère bin d'cheu chez nous… et sa traduction :

I teu bintôt midi et i fallu penseu ol mangeu. Dan s’temps on mangeu bin, dam’ ! Y’aveu pas terjou d’la viand de rich su la tab, souvent un bout d’lard ou eune saoucis fèseu bin l’affair, yen aveu vantié bin d’fumeu dan l’chmineu. Y’ave d’la légum, du chou et d’la patach, des naviots  bin cué dans l’marmit, on manqueu d’rin en tou. L’tou arroseu d’un p’ti coup d’cit’ quel queniaou aveu qu’ri au cul d’la toune, c’te bin goulayant tou ça on s’en fèseu un pansée à faire peteu l’sou’ventrillè. Dè fa un ptit mic arroseu  avnt dr’parti aou champs où, quand i fèseu chaou, on aveu bin du deu por travailleu la terre…

Il était bientôt midi et il fallait penser à manger. Dans ce temps là on mangeait bien ! Il n’y avait pas toujours de la viande de riche (du bœuf) sur la table, souvent un bout de lard ou une saucisse faisait bien l’affaire, il y en avait parfois de fumées dans la cheminée. Il y avait des légumes, du chou, des pommes de terre, des navets bien cuits dans la marmite, on ne manquait de rien. Le tout arrosé d’un petit coup de cidre qu’un enfant avait été chercher au tonneau. C’était bien bon tout ça on s’en mettait plein le ventre à s’en faire péter la sous-ventrière. Des fois un petit café arrosé avant de repartir au champs où, quand il faisait chaud, on avait bien du mal pour travailler la terre…

Pour aller plus loin :

Une page Facebook sur le mainiot en cliquant sur le lien suivant : Le patois Mayennais

 

La très intéressante intervention de l'écrivain Jean Loup Trassard à l"université d'Angers en mars 2002 lors de la journée d'étude "Mémoire et identitré rurales" accessible en cliquant sur le lien suivant : Le patois de la Mayenne.  Ce texte s'accompagne d'un petit lexique.

 

Sur notre blog vous trouverez une page sur une écrivaine née à Champfrémont, Hélène Grégoire (1903-1998) qui dans ses romans emploie de nombreux termes de mainiot. Nous y citons trois extraits de son roman "Poignée de terre". Cliquez sur le lien suivant : Hélène Grégoire, une écrivaine d'cheu nous.

Des livres :

Dans les années 70 la section « retraités » du Cercle Jules Ferry de Laval entreprit de s’intéresser à la survie des parlers locaux qui tendaient à disparaître. Le résultat de leur travail fut un ouvrage : « Parlers et traditions du Bas-Maine et du Haut-Anjou – Le Patois Mayennais » paru en 1979. Cet ouvrage aborde le patois par centres d’intérêts et met donc toujours en relation la langue et la vie quotidienne du début du XXème siècle. Il est de plus illustré par un dessinateur lavallois, Pierre Bouvet, qui a su traduire avec tendresse la vie rurale et les paysages mayennais. Cet ouvrage a été plusieurs fois réédité (pour la huitième fois en 2004). Il a été suivi de deux autres tomes : "Contes et nouvelles en patois mayennais" et "Lexique du patois vivant – Le patois mayennais".  Vous pouvez trouver ces trois volumes à la librairie Chapitre Siloé, 5 rue du Général de Gaulle à Laval (02 43 59 11 50).

 

 

 

 

Nous vous conseillons également l’ouvrage récent de Gérard Nédellec : « Patois de la Mayenne, causement, vieux languège et chansons de nos grands-pères dans le Bas-Maine » parus en mars 2012 aux éditions CPE (Communication-Presse-Édition) dans la collection mémoire du  patrimoine oral du terroir. Ce livre comporte des dictons, des croyances de notre région, des fables et des histoires en patois, des vieilles chansons et un glossaire de termes mayennais.

 

 

 

 

 

Signalons en 2016 la parution d'une "Vernée au Tintin" (aventure de Tintin) en parler-gallo du Maine : L'z'emmanchées au gârs Tournesô' d'abord à trois-mille et réédité en juin devant la forte demande.

Pour en savoir plus reportez-vous à notre page sur ce sujet en cliquant sur le lien suivant : L'affaire Tournesol en gallo-mainiot    

Et enfin deux ouvrages de Maurice Langlois, qui concernent plutôt la Haute-Bretagne (Ille-et-Vilaine) mais contiennent de nombreux mots et expressions de parler-gallo proches du parler-gallo mayennais et mainiot :

"Carnet de champs", publié en autoédition en décembre 2000, 132 pages et de nombreuses photos, prix : 19 €.

"Ce carnet de champs est une parenthèse chaude et douce dans la course folle des jours. Une manière de prendre le temps d'en perdre. Il faut cet amour des gens pour savoir retraduire les gestes quotidiens de la société rurale du milieu du 20ème siècle. Images de la vie du village, de ses coutumes et de ses métiers. Certains textes de carnets de champs, bien ancrés dans le terroir, se déclinent parfois en gallo ; une façon de retenir le temps en ce début de nouveau millénaire."

Et "Terre à délices", lui aussi publié en autoédition en mai 1996, 132 pages de textes et de photos, prix : 19 €, qui contient des expressions de gallo proches du parler de notre région.

 

Pour contacter l'auteur : maulang@live.fr

 

"Pour avoir trempé son âme dans l'atmosphère d'une tranche de siècle, ce livre entretient la mémoire d'us et coutumes qui ne se nomment plus et veut en témoigner avant que leur souvenir ne s'efface du temps. Terre à délices nous dépayse en rappelant ce patrimoine où les gestes anciens "se posent en beauté" à travers la moisson, les chevaux, les métiers anciens, les fêtes et les habits, sans oublier le parler d'autres bouches, le langage d'un autre cœur, le gallo, vernaculaire en Haute-Bretagne, dont le relief des mots colore les descriptions."

 

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